Les standards et formats du Web
Les standards du web sont utiles :
- aux concepteurs de logiciels de consultation sur le web (ses logiciels doivent respecter ces standards),
- aux concepteurs de logiciels de création de contenu pour le Web,
- aux développeurs et concepteurs de site web,
- aux internautes (les « clients » des sites).
Tous les standards du web ont été créés avec dans l’esprit trois principes fondamentaux :
- L’accessibilité : pour les personnes et les machines,
- L’interopérabilité : car le web a de plus en plus vocation à être consulté via des terminaux différents,
- La pérennité : les pages web codées selon les standards d’aujourd’hui seront toujours consultables dans le futur.
Petit historique
Certaines sociétés ont particulièrement bien réussi à imposer des formats propriétaires dans la bureautique. Dans le domaine d’Internet, les tentations ont aussi été très grandes.
Mais les utilisateurs exigent de l’ouverture, de pouvoir lire, écrire et modifier ces documents avec des applications externes.
Cette exigence est encore vraie sur le Web, pour les internautes et les webmestres.
Il y a quelques années, avec 95% de parts de marché pour Internet Explorer, on s’est retrouvé avec des développeurs Web qui ne faisaient que des pages limitées à Internet Explorer.
Ces pages ne respectaient pas les standards... étaient souvent générées à l’aide de logiciels propriétaires et utilisaient des propriétés exotiques dans leur code.
Les visiteurs de ces sites utilisant d’autres navigateurs n’avait pas accès à ces informations.
Heureusement cette situation de monopole [1] d’Internet Explorer est terminée [2] et les standards du web sont maintenant pris en compte par les concepteurs de logiciels, les développeurs de sites webs et les gestionnaires de contenus - comme SPIP, CMS libre utilisé par ce site. Ce changement a aussi permis plus d’innovation et de confort pour les visiteurs.
Le respect des standards permettrait aussi de s’approcher du « Web sémantique ». Les moteurs de recherche comme Google, dans leur algorithme, privilégieront de plus en plus dans leur classement les sites respectant ces règles.
Le W3C
Le World Wide Web Consortium, abrégé W3C, est un consortium international fondé en octobre 1994 pour promouvoir la compatibilité des technologies du World Wide Web. Le W3C n’émet pas des normes au sens européen, mais des recommandations à valeur de standards industriels.
Il est composé de plus de 400 organisations (tels que Apple Inc., Adobe, Microsoft, la Fondation Mozilla) et est hébergé au sein de trois autres organismes : le MIT aux Etats-Unis, l’ERCIM en France (pour l’Europe) et la Keio University au Japon.
Le W3C supervise le développement d’un ensemble de standards dont :
- HTTP (HyperText Transfer Protocol) (protocole de base d’internet),
- URL (Uniform Resource Locators), URI (Universal Resource Identifiers),
- HTML (HyperText Markup Language) (langage des pages web), XHTML (eXtensible HyperText Markup Langage),
- CSS (Cascading Style Sheet / Feuilles de style en cascade) (language de présentation des pages web),
- DOM (Document Object Model) (manipulation des objets d’un page web),
- XML (Extensible Markup Language) (meta langage de description),
- MathML (Mathematics Markup Language) (langage de description des object mathématiques basé sur XML),
- PNG (Portable Network Graphics) (Format d’images),
- SVG (Scalable Vector Graphics) (format pour des images vectorielles et animations),
- WAI (Web Accessibility Initiative) (accessibilité du web pour tous),
- et beaucoup d’autres...
La fondation Mozilla
La fondation Mozilla est à l’origine en particulier du célèbre « Firefox », navigateur Web gratuit dont le code source est libre [3]. (Voir également sur ce site l’article consacré à Firefox)
Mozilla Foundation est une fondation à but non lucratif. La mission du projet Mozilla est de « promouvoir le choix et l’innovation sur Internet ».
L’apparition de ce navigateur moderne a complètement changer le monde des navigateur Web : Firefox évolue vite grâce à une communauté de développeurs dynamiques. Son principal concurrent doit s’adapter et suivre les standards qu’il avait longtemps négligés [4].
Grâce aux nombreuses extensions de sources indépendantes, Firefox est devenu bien plus qu’un navigateur : c’est aussi un outil pour l’internaute et pour les webmestres qu’il aide à développer les applications Web respectant les standards.
Et vous, quel est votre navigateur favori ? Firefox ? Safari ? Internet Explorer ? Ou encore Opera ?
Pages ou sites pour rebondir
- L’article Pour les formats ouverts sur ce site ;
- Un blog Pour les formats ouverts ! ;
- Le Standblog sur les standards du Web, les navigateurs et la technologie ;
- Apitux sur les enjeux du logiciel libre, les standards ouverts et l’interopérabilité.
Sources utilisées dans la rédaction de cet article :
- Wikipédia : page sur le W3C en particulier ;
- Le Standblog de Tristan Nitot (de Mozilla Europe).
- w3schools


